Notre approche

Améliorer les connaissances et pratiques traditionnelles locales en matière de conservation de la nature. Adapter ces connaissances aux défis et enjeux environnementaux en renforçant les capacités des populations locales – plus particulièrement les jeunes – par la participation à des recherches scientifiques et des formations pratiques. Ceci, afin de mieux connaître pour mieux protéger les écosystèmes tropicaux locaux.

Notre approche devrait permettre aux communautés locales (peuples autochtones) de bénéficier des ressources naturelles forestières tout en intervenant dans la protection de la biodiversité et en luttant contre le réchauffement climatique.

Grâce à notre approche et à la mise en pratique de notre mission et de nos objectifs, nos actions nous permettent de :

a). Promouvoir des solutions alternatives aux produits forestiers.

Etant conscients que les forêts tropicales communautaires constituent une source des produits de survie pour les populations locales vivant au sein ou autour, des matériaux de construction, des produits médicaux et alimentaires mais également des ressources économiques : il est difficile de conserver ces forêts d’une manière intacte et durable sans pour autant rendre disponible et accessibles des moyens alternatifs aux produits forestiers dont dépendent les communautés locales et/ou les peuples autochtones.

b). Le jardinage médicinal tropical.

Ainsi, les séances de formation en culture des plantes médicinales sont organisées, suivies de la distribution des semences de plantes médicinales à offrir aux membres des communautés locales.

Cet aspect s’inscrit dans l’amélioration du bien-être sanitaire des communautés locales. En complément, des centres de soins communautaires modernes pourraient être implantés dans nos zones d’intervention afin des limiter les empiétements sur des zones de conservation.

c). Recherches scientifiques et connaissances traditionnelles

Combiner les résultats issus de recherches scientifiques et les connaissances coutumières traditionnelles afin de pouvoir créer et proposer des solutions ou des alternatives adaptées qui se concrétisent par des actions palpables. Ici, le but est de mieux connaître afin de mieux protéger les écosystèmes tropicaux et de mieux agir en mariant connaissances scientifiques et savoirs vernaculaires.

Grâce aux différents partenaires, Congo Biotropical Institute intervient dans :

– la création de zones de conservation à caractère communautaire,

– la mise en place de centres ou stations de recherche scientifique,

– la collaboration avec des stations déjà existantes pour l’encadrement pratique des jeunes sur l’étude des écosystèmes tropicaux et de leurs composantes.

– la mise en place de centres de soins pour la faune sauvage – qui reste un des aspects importants pour le bien-être sanitaire de la faune sauvage.

Ces aspects contribuent à l’acquisition des connaissances, au bénéfice des populations locales. Ils créent également des emplois au niveau local, intervenant ainsi dans la réduction du taux de chômage et la réduction de la pauvreté tout en préservant la nature.

d). Promouvoir l’agriculture pérenne et lutter contre la déforestation

Le défi socio-économique est l’un des multiples obstacles à prendre en compte dans le système de conservation communautaire par les communautés locales vivant au sein ou autour des forêts tropicales du Congo.

Tout en limitant la déforestation répétitive et dévastatrice, l’agriculture pérenne (et/ou l’agroforesterie)  contribue à l’amélioration de la situation socio-économique des populations locales.

L’agriculture pérenne intervient aussi dans la lutte contre le réchauffement climatique par le maintien des forêts. Elle est également une lutte efficace contre la pauvreté au niveau local car elle génère, à tous les niveaux, des revenus économiques pour les agriculteurs.

Plusieurs espèces végétales cultivées – et dont les produits sont commercialisés – s’adaptent parfaitement aux arbres forestiers, offrant ainsi une opportunité à saisir pour développer l’agroforesterie autour des forêts tropicales du Congo. Il est de première importance de développer cet aspect car, outre qu’il joue un rôle important dans l’amélioration des conditions sociales en boostant la situation économique des populations locales, il préserve également la biodiversité sauvage à une échelle considérable.

e). Travailler au niveau local avec les enfants et les jeunes

Le but étant d’inculquer des valeurs rationnelles aux enfants et aux jeunes – à travers la sensibilisation dans les écoles et les associations de jeunes. Il s’agit de les préparer à s’impliquer davantage dans les domaines de la conservation de la nature et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Dans le cadre des soutiens financiers, Congo Biotropical Institute intervient dans la recherche de bourses d’études pour les jeunes qui souhaitent s’investir dans les milieux scolaires en relation avec : la foresterie, l’agroforesterie, l’écologie et l’environnement. C’est une manière de former les prochaines générations africaines, susceptibles de prendre la relève dans les années à venir. Effectivement, il faut aujourd’hui lutter plus  efficacement contre la dégradation des forêts, tout en intervenant dans le bien-être socio-économique et sanitaire des populations africaines.

Il s’agit également de doter des élèves des moyens pratiques qui leur permettront de mettre en valeur les matières théoriques apprises sur les bancs de l’école.

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